VMWARE
V I R T U A N E W S    #3
La référence de la virtualisation
Edition de juillet 2007
Ikoula l’hébergeur vert
L’hébergeur français Ikoula a aussi une « green strategy », la virtualisation en étant bien entendu une des composantes. La société, pour y voir plus clair, a décidé de faire une estimation de ce que la virtualisation pourrait lui apporter. « Il ne s’agit pour l’instant qu’une hypothèse de travail et nous ne sommes pas encore passé à la réalisation. Changer tous nos serveurs nous coûterait entre 800 000 à 1 millions d’euros » constate Arnaud Tayac, directeur marketing d’Ikoula. Mais cette société d’hébergement est bien consciente des bénéfices que peut lui apporter le virtualisation. Après consolidation (avec le logiciel de virtualisation Virtuozzo, plus adapté aux problématiques d’hébergement que celui de VMware), seulement 300 serveurs seraient nécessaires au lieu de 1000. L’électricité coûte 160 000 euros par an et ne coûterait plus que 65 000 euros, solution choisie pour sa partie PME, soit 60 % d’économies. Sans compter sur l’espace physique gagné. Pour cet hébergeur, la virtualisation lui permet aussi de consolider sur des machines plus robustes et donc d’avoir moins d’interventions sur le matériel. La société compte aussi réduire la consommation à sa source, en sélectionnant aussi le meilleur matériel dans ce but, comme des serveurs à basse consommation. Pour ses clients, cet aspect d’économies est souvent transparent. Mais l’entreprise compte bien mettre sa stratégie green en avant, pour se démarquer.

Un OS surchargé pénalise les applications
« Lorsqu’une application métier repose sur un OS qui a trop grossi, elle emmène trop de bagages, trop de charge de travail pour réaliser correctement sa mission », estime-t-on chez VMware comme chez ses partenaires. D’où l’approche Bare Metal de BEA qui propose d’héberger les codes d’entreprise directement sur le serveur d'applications Java WebLogic placé au-dessus de l'hyperviseur de VMware. Les principaux gestionnaires de données et ERP pourraient bientôt suivre l’exemple. Pour autant, l’éviction de Windows 2003 ou de linux de la plateforme serveur, ne semble pas inéluctable. D’une part, les deux environnements systèmes ouverts se prêtent déjà à l’approche embarquée : ils s’immiscent dans les appliances de sécurité (pare-feu, antivirus, passerelle VPN...), dans les IPBX (autocommutateur de téléphonie IP) ou encore dans les serveurs de stockage NAS. Mis au régime sec, ils ne retiennent que les seuls services indispensables aux fonctionnalités du serveur dédié. Et, d’autre part, le prochain Longhorn de Microsoft intègrera des fonctions de virtualisation, à l’instar des dernières distributions de Suse linux (Novell) et de Red Hat qui retiennent Xen. « L’appliance virtuelle redonne au système d’exploitation sa vraie place et son rôle de gestion du matériel et des interfaces applicatives », précise Réza Malekzadeh, le directeur des alliances et du marketing de VMware EMEA. Selon lui, les applications métiers, verticales par essence, ont tout à gagner à retenir une appliance virtuelle, assimilable à une machine préconfigurée : « les revendeurs spécialisés sont rapidement formés. Ils n’ont plus à effectuer de tests sur chaque serveur d’entreprise. Ils peuvent déployer une machine virtuelle sur différentes configurations matérielles, proposer plusieurs options et gagner un accès plus rapide au marché ».
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Tendances
Green, soyons green
Quand la virtualisation permet de réduire sa facture électrique et son espace loué. Et en plus, c’est politiquement correct.
Marina Toussaint

Green

Green. Le mot est à la bouche de tous les acteurs de l’IT. Cette année, et espérons les suivantes, il faudra être écolo, même en virtualisant. Surtout en virtualisant ! IBM a justement donné le coup d’envoi de cette folie verte, en annonçant qu’il allait dépenser 1 milliard de dollars pour son projet « Big Green ». L’objectif est de repenser l’architecture des grosses salles serveurs (les data centers) pour réduire drastiquement leur facture énergétique. Serveurs, disques, processeurs, climatisation, rien ne sera épargné dans cette tornade écologique, si l’on en croit l’avalanche de communiqués et de messages provenant de l’industrie. Il n’est presque plus que question d’écologie sur le marché des serveurs et des centres de données. « Le message green est assez agréable à promouvoir et à entendre» souligne Réza MalekZadeh, Directeur produits chez VMware. Et c’est tant mieux, car le problème de place et de dépense énergétique est devenue un des problèmes prioritaires des DSI. D’après le cabinet d’analyse d’IDC 50 % des investissements en matériel informatique est consacré à la consommation énergétique du dit matériel. Un investissement qui doit réduit au plus vite. « Il faut surtout enrayer l’augmentation de consommation d’énergie due aux nouveaux serveurs, nouveaux disques ou processeurs » ajoute Réza Malekzadeh. Jusque là, la consommation électrique n’était en général pas comptabilisée dans le budget IT, mais plutôt dans les frais généraux. Mais ces derniers temps, cela a tellement augmenté, que les services financiers ont impliqué les directions informatiques dans la réflexion.

Le miracle de la virtualisation

La virtualisation, dans ce contexte, a plus qu’un petit rôle à jouer. Elle est en faite, la solution parfaite pour réduire à la fois l’espace occupé que la consommation électrique. Elle permet de réelles économies d’énergie et une réduction d’espace importante. Les entreprises peuvent se retrouver coincées quand il faut provisionner de nouvelles machines. La virtualisation, de l’ordre de 10 pour 1, leur permet d’économiser énormément de mètres carrés « Par exemple nous avons un client qui avait sur 4700 m2, 200 racks avec 1000 serveurs. Après consolidation, il n’a plus que 10 racks avec 80 serveurs sur 235 m2 » détaille Réza Malekzadeh.

Pour l’heure, la technologie est en avance de phase sur les directives européennes et rien de très concret n’existe encore. La plupart des entreprises n’en sont qu’au stade de la prise de conscience. Mais pour l’entreprise qui saute le pas (a-t-elle le choix ?), l’attitude green est un élément différentiateur pour rester compétitif.


Le congrès TSX consacre l’appliance virtuelle
Il y a quelques semaines, l’écosystème VMware avait rendez-vous à l’Acropolis de Nice pour un échange de solutions techniques. Bien que récentes, les appliances virtuelles veulent démontrer leur maturité.
Par Olivier Bouzereau

TSX

VMware recense déjà plus de 400 appliances virtuelles sur son site Web. Où réside la principale valeur d’une telle boîte noire virtuelle ? Dans l’optimisation des performances, répondent en coeur les partenaires de l’éditeur venus soutenir sa stratégie lors du récent congrès TSX (Technology Solutions eXchange) à Nice. Ils démontrent leurs propres développements en direction du stockage ou des fonctionnalités avancées comme l’optimisation des performances ou l’équilibrage de charge entre serveurs virtuels. Aexia est une jeune pousse suisse, créée en 2004 à Brugg près de Zürich. Son appliance virtuelle repose sur VMware ESX. Elle prend en main la sauvegarde et la réplication des données, à un niveau inférieur à celui du système d’exploitation par conséquent.

En pratique, ce sont les fichiers des disques virtuels - les fichiers VMDK - qui sont sauvegardés et répliqués par Aexia, de telle sorte que la bande passante du réseau soit réservée aux échanges critiques : « Contrairement aux approches classiques, il n’y a pas de snapshot continu puis de copie vers un site miroir, mais une copie snapshot après calcul de checksum sur le fichier VMDK. Si une différence est constatée, seuls les blocs modifiés font l’objet d’une réplication de données », compare Alexandre Melnikoff, le CEO. Cette formule présente l’avantage de pouvoir consolider, sur une même machine, le backup de plusieurs serveurs. En outre, elle est gratuite jusqu’à 5 machines virtuelles et coûte 2 000 Euros pour 10 VM et 650 Euros de plus par groupes de 10 VM supplémentaires. Parmi les clients d’Aexia, citons KPMG Suisse, Abraxas, Jumbo (grande distribution) ou encore la Police Cantonale de Zürich.

Zeus Technology, spécialiste britannique des serveurs Web, propose une appliance virtuelle chargée de l’accélération applicative en environnement VMware (Virtual Infrastructure 3). Disponible sous forme de serveur lame ou de boîte noire, la toute nouvelle appliance ZXTM VA agit au niveau de la couche 7. C’est un reverse proxy, programmé sous linux, qui reçoit, en fait, deux logiciels spécialisés. Le premier équilibre la charge des serveurs virtuels et le second optimise le trafic réseau : « Ces deux fonctions sont particulièrement utiles en environnement virtualisé. Un mandataire de connexion VDB est associé à un moteur de règles et à de simples scripts accordant à chaque profil utilisateur un accès aux ressources et aux applications partagées, en fonction du lieu de connexion », explique le porte parole de Zeus. Il précise que les appliances de son entreprise sont conçues par des chercheurs de Cambridge, depuis 12 ans déjà, et qu’elles sont notamment appréciées par l’opérateur BT et par BBC Online pour ce qui concerne les serveurs Web à haute performance.

Avec LeftHand Networks, on retrouve les avantages du stockage iSCSI associés cette fois au cluster haute disponibilité de VMware (ESX) et aux systèmes ouverts. L’appliance repose sur une plateforme matérielle HP DL320S ou bien sur un serveur IBM. Elle s’adresse en particulier aux ISP dont l’environnement mutualisé exige une souplesse au niveau du stockage, apportée par le SAN iSCSI. Les clusters reliés par des liens Ethernet à 1 ou 10 Gbps sont supportés entre deux étages d’un immeuble ou entre deux bâtiments d’un même campus, par exemple. L’usage de disques S-ATA réduit les coûts du stockage en réseau, avec une séparation physique des copies, le cas échéant. Quant au logiciel qui réalise les copies « snapshot » et la réplication en mode synchrone ou asynchrone, il a déjà fait ses preuves puisque LeftHand Networks revendique déjà près de 2 000 clients depuis 2001.

« Les sponsors de l’événement Technical Solution eXchange sont des partenaires techniques de VMware. Ils démontrent des solutions et des développements concrets sur ce congrès TSX. L’excellente participation, dès l’ouverture, forme un autre signe encourageant. La virtualisation figure non seulement à l’agenda des entreprises européennes, mais elles développent dorénavant des processus clés autour de VMware », se réjouit Réza Malekzadeh, le directeur des alliances et du marketing de VMware EMEA.

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